Le retrait-gonflement des argiles (RGA) constitue un risque naturel lié au comportement des sols argileux soumis à des variations de teneur en eau. Ce phénomène se traduit par une variation de volume des sols : ils se rétractent en période de sécheresse sous l’effet du dessèchement, puis gonflent lors du retour de conditions humides. Ces mouvements, souvent différenciés selon la nature du sol et l’humidité locale, engendrent des contraintes importantes sur les structures en surface.
Le risque de RGA est fortement corrélé aux épisodes de sécheresse, qui accentuent la déshydratation des sols en profondeur et augmentent l’amplitude des cycles de retrait et de gonflement. Il concerne particulièrement les zones où les formations argileuses sont présentes en proportion significative, ainsi que les périodes marquées par des alternances rapides de sécheresse et de réhydratation.
Ses impacts se manifestent principalement sur le bâti, notamment les maisons individuelles peu adaptées à ces mouvements de terrain. Les désordres observés incluent :
- l’apparition de fissures sur les façades et les murs porteurs,
- des déformations des fondations,
- des discontinuités dans les dallages et les planchers,
- des dysfonctionnements des ouvertures (portes et fenêtres).
Au-delà des bâtiments, les infrastructures (voiries, réseaux enterrés) peuvent également être affectées, générant des coûts importants de réparation. Le RGA représente ainsi un enjeu majeur en matière d’assurance et d’aménagement du territoire, étant l’une des principales causes d’indemnisation au titre des catastrophes naturelles en France.
Enfin, la vulnérabilité au risque de RGA dépend de plusieurs facteurs : la nature des sols, les techniques de construction, la gestion de l’environnement immédiat des bâtiments (végétation, drainage), ainsi que l’intensité et la fréquence des épisodes de sécheresse. Dans un contexte de changement climatique, ce risque est amené à s’intensifier et à concerner des territoires de plus en plus étendus.